Pour commencer ce “grand oeuvre” Ô combien sexiste, avouons le ; il nous fallait bien commencer par quelque chose de notable.
Et quoi de mieux que la situation du “message de trop” pour débuter ?
Le « message de trop » peut prendre la forme d’une lettre, d’un texto, d’un mail, d’un message Facebook, d’un DM Twitter, voire occasionnellement d’une conversation de vive voix. Le « message de trop » c’est celui qui coupera net la conversation. Le vide intersidéral ramené à l’échelle d’un échange.
Combien de jeunes filles/femmes enamourées se sont-elles retrouvées démunies derrières leurs outils de communication, attendant une réponse à leur dernier message dans un échange qui n’avait rien de particulier? Quand soudain, plus rien. Le mutisme du portable qui refuse de vibrer, de la boite mail qui refuse d’afficher un nouveau message ou le silence au bout du fil avant un lapidaire « Je te laisse, il faut que j’y aille ».
La culpabilité commençant lentement à dévorer chaque synapse. Et voici venir le temps de la torture mentale quand elles essaient de deviner quel mot pourrait l’avoir vexé, consterné, effrayé au point que LUI rompe le contact, allant parfois jusqu’à faire le mort quelques jours avant de revenir.
Ô drame! Ô désespoir pour la pauvre petite qui se lamente ainsi et culpabilise pour rien.
Oui j’ai bien dit pour rien parce qu’il ne faut pas abuser. Il s’agit d’un jeu, d’un acte fondamentalement pervers.
Parfois, poussé par une pulsion des plus vicieuses, LUI décide que ça suffit. Après 2 ou 3 échanges languissants, après avoir répondu, le dernier de vos messages se heurte à un mur. Et LUI seul peut décider quel sera ce moment, ce message de trop.
Personne sinon LUI ne sait quand ou pourquoi.
Et ensuite? Par expérience, nous dirons que les banalités sont les premières à en faire les frais. Viennent ensuite les avances aussi pressantes soient-elles et qui exigent une réponse claire. BAM! Le silence frustrant s’abat sur elles.
Mais comble de la goujaterie, il faut bien l’admettre. Parfois, LUI disparaît au détour d’un message issue d’une conversation des plus brûlantes, que dis-je, torrides. Pendant que la pauvre demoiselle bave devant son clavier de téléphone attendant une réponse.
Avouons que laisser en poste restante ce dernier type d’échange est à se mettre (ou lui mettre) des claques.
Biens si jamais vous êtes confrontée à ce genre de situation, dites vous que vous avez affaire à un pervers narcissique qui pense être Dieu tandis que vous ferez office de créature à modeler.. Fuyez ou jouez avec lui mais surtout ne culpabilisez pas. Vous n’avez rien dit de mal!